L’histoire de Maserati, la voiture italienne

Maserati en histoire

Maserati, marque automobile italienne adulée dans le monde entier, a profité du salon 2016 de Genève (qui a eu lieu du 3 au 13 mars) pour lever le voile sur son premier SUV, la Maserati Levante.

Avec un avant accrocheur, une calandre arrondie habillée du célèbre trident, des phares bi-xénon affinés, des phares anti brouillard ronds, la marque italienne mise beaucoup sur ce modèle. Proposée en 3 versions 275 cv essence, 300 cv biturbo diesel, essence biturbo 430 cv, elle sera disponible à la vente en Europe à partir du mois de mai pour un prix de base de 72 800€. 

Maserati, une histoire de famille

La marque est créée en 1914 à Bologne, par Alfieri Maserati, né d’une fratrie de 7 enfants, dont 5 ont embrassé le monde de l’automobile. Carlo, l’aîné, est le 1er à se lancer en devenant pilote d’essai chez Fiat et Isotta Fraschini. En 1917, Alfieri se lance dans la fabrication de bougies d’allumage. Le 6ème de la fratrie, Mario, est artiste et dessine l’emblème de la marque, un trident inspiré de la fontaine de Neptune de Bologne.

La firme Diatto engage Alfieri et Ettore en 1922 pour réaliser une première voiture de course, la Tipo 20, qui remporte son premier gros succès aux 24H de Monza en 1924. La 2ème voiture créée par Alfieri, moins performante, conduit Diatto à se retirer de la course. En 1926, les 2 frères décident de voler de leurs propres ailes et lancent leur propre marque: Maserati. Le premier modèle, la Tipo 26, gagne la Targa Florio en 1926 et devient alors, la rivale des Bugatti.

Au décès d’Alfieri en 1932, la firme perd son ingénieur et surtout son gestionnaire. Cependant, 3 des frères continuent. Bindo prend la direction générale, Ernesto la direction technique et Ettore la responsabilité financière. En 1937, les frères Maserati vendent leurs parts à la famille Orsi, grand industriel de la région de Modène, passionné de course automobile. En 1940, Maserati déménage à Modène.

Au grand regret, lors de la seconde guerre mondiale, l’activité se concentre sur la production de bougies d’allumage et de batteries d’accumulateurs. La paix revenue, Maserati recommence la construction des automobiles de compétition. L’ingénieur Alberto Massimino, ancien de Fiat, puis d’Alfa Roméo et Ferrari, intègre l’équipe Maserati et devient responsable de tous les modèles de compétition durant 10 ans. D’autres ingénieurs talentueux le rejoignent et c’est ainsi que Maserati retrouve le succès en course, avec le pilote Juan Manuel Fangio dans les années 1950, puis lors du championnat du monde en 1957 avec la Maserati 250F. D’autres pilotes viendront rejoindre Fangio, notamment Graffenried, Chiron ou le Prince Bira.

La 3500 GT, produite en 1957, amorce ce qui deviendra une tradition : chaque modèle sera baptisé d’un nom de vent comme Mistral, Bora, Merak… En 1958, le groupe arrête ses activités sportives en raison de graves difficultés financières. En 1963, la berline la plus rapide du monde (de l’époque) voit le jour, c’est la Maserati Quattroporte (4 portes). En 1966, la marque construit la Ghibli, concurrente directe de la Ferrari Daytona et de la Lamborghini Miura. Elle remporte un grand succès malgré son prix de l’époque jugé élevé.

Maserati, une histoire de rachats successifs

Le contrat signé avec Orsi venant à terme, Ettore continue chez Maserati, alors que Bindo et Ernesto fondent leur propre firme Osca. De ce fait, Orsi devient le seul actionnaire de Maserati. Osca développe des voitures de course et modèles de sport, mais disparaît en 1967. Puis les difficultés financières persistant, Maserati passe sous le contrôle de Citroën. L’échec de la SM à moteur V6 fait que Maserati est abandonnée par Citroën et est reprise par une société d’Etat italienne chargée de la relance d’entreprises en difficulté.

Chrysler, qui en 1983 souhaite offrir une gamme de véhicules haut de gamme, rencontre Maserati. De ces discussions, 2 modèles luxueux, dont la Chrysler TC, verront le jour. Après 4 ans de collaboration, Chrysler se retire. En 1987, l’entreprise est reprise par Fiat qui essaie de faire avancer ensemble les équipes concurrentes Ferrari et Maserati. En 1997, Fiat décide de fusionner ces 2 rivales, pour le plus grand plaisir.

Maserati, une histoire d’amour

En 2014, pour célébrer ses 100 ans, la marque italienne organise un rassemblement clôturé par le concours d’élégance sur la Piazza San Carlo.

A noter également, le « Rallye des Princesses » de mai 2015. Au départ de Paris, 180 femmes  ont pris le départ et ont parcouru 1.600 km, à travers les plus jolie routes de France. 2 catégories de véhicules ont été autorisées lors de cet évènement: « historic » (d’avant guerre à 1980, véhicules d’exception ou typés de 1981 à 1991) et « classic » (véhicules de prestige récents, type Morgan AC, PGO). Pour les amoureux de très belles voitures, c’est un grand moment.

D’autres évènements honorent la marque comme le Club Maserati France chaque année. En 2016, il devrait avoir lieu à Dinan et rassembler de nombreuses et belles cylindrées.

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