Recette de Caldo Verde, la soupe portugaise !

Pour ceux qui on envie de manger léger-mais-pas-trop, voici une recette de soupe toute simple pour remplir vos estomacs. C’est la célèbre Caldo Verde, une institution au Portugal ! Facile et peu coûteuse, on peu en abuser sans culpabiliser, en hiver, comme en été.

Caldo Verde, la soupe au chou portugaise

Bon c’est vrai que quand on entend «soupe au chou » on pense soit à De Funès, soit au régime miracle qui permet de perdre 64 kilos en 2 heures et de reprendre 1 petite tonne dans la semaine qui suit. Mais je vous assure que la soupe au chou de nos voisins portugais est un petit régal.

Caldo Verde signifie littéralement « bouillon vert », donc logiquement on dit « LE caldo verde », mais comme je suis têtue, je préfère dire « LA », pour soupe. La caldo verde, donc, est un plat originaire du nord du pays, de la région de Porto, qu’on savoure d’ailleurs tout autant que les sardines lors des festivités de la Saint Jean. Très populaire, elle se déguste dans des milliers de chaumières sur l’ensemble du pays, que ce soit en guise d’entrée ou en plat principal pour le souper, dans des petits bols en terre cuite.

Cette soupe verdâtre est un incontournable et fait même partie des 7 merveilles de la gastronomie portugaise, selon le programme éponyme qui vise à promouvoir le patrimoine culinaire national. Bon j’adore, c’est vrai. Mais de là à dire que c’est une merveille de la gastronomie…Je ne sais pas trop. Mais le vote a été effectué par le grand public, ceci expliquant peut-être cela, n’est-ce pas ?

Caldo verde, recette facile

Vous allez avoir besoin de 2 ingrédients spécifiques mais qu’il est facile de remplacer. Le premier, c’est le chou vert portugais (chou cavalier, fourrager ou frisé), qui n’est pas super simple à trouver et qu’on peut suppléer par du chou Kale (comme je l’ai fait, miam). Le second, c’est le fameux chouriço, une saucisse portugaise fumée faite à base de viande de porc. J’avais la chance d’en avoir une dans le congélateur, rapportée par mes parents. Si vous n’en avez pas sous la main, vous pouvez utiliser du chorizo, qui lui est espagnol et relativement plus piquant que son frangin portugais.

 

Comme je cuisine à l’œil, je fais l’impasse sur les quantités, mais les photos devraient vous donner une idée. Puis il faut dire que ma tata Maria ne m’a pas forcément donné de quantité non plus : ça doit être un truc de portugais, ça. Oh, vous avez vu, j’ai changé de nappe ?!

Pour réaliser cette recette, munissez-vous de :

  • Grosses pommes de terre
  • Chou portugais ou chou Kale
  • Un énorme oignon, ou plusieurs petits (ça va se soit)
  • Des gousses d’ail
  • Du chouriço
  • De l’huile d’olive
  • Du sel
  • Du poivre

Commencez par éplucher et laver vos pommes de terre. Puis découpez-les ensuite en petits dés. Rincez également votre chou et achez-le en fines lamelles. Vous pouvez aussi faire comme moi et acheter du Kale en sachet (HOP, rien à faire, le capitalisme comme dirait mon père).

Coupez ensuite vos oignons et vos gousses d’ail : n’ayez pas peur d’avoir la main lourde sur l’ail, pour ma recette j’en ai mis 6, mais 8 ça aurait été pas mal non plus.

 

Equipez-vous d’une grande casserole ou marmite, mettez un fond d’huile d’olive (j’utilise de l’huile produite dans mon village, c’est la grande classe) et jetez-y l’oignon, l’ail et petits morceaux de patate et remuez pendant quelques minutes pour ne pas que ça adhère.

 

Ajoutez les morceaux de chouriço ou de chorizo selon ce que vous aurez sous la main ainsi que 2 bons litres d’eau. Au pire vous rallongerez pendant la cuisson si la soupe devient trop épaisse.

Quand les pommes de terres sont cuites, retirez la marmite du feu et réduisez-les en bouille à l’aide d’un presse-purée ou d’un bras. Personnellement j’aime bien quand il y a encore des petits morceaux, alors je passe le bras très vite-fait.

Redéposez la marmite sur le feu et ajoutez enfin les lamelles de chou ! Laissez cuire 10 minutes. Un peu de sel, un peu de poivre, et le tour est joué !

On accompagne habituellement la caldo verde avec du « broa de milho« , le pain de maïs portugais. J’ai donc opté pour la version française et tranchée de mon supermarché. C’est un peu moins top, car si vous l’ignorez, les portugais sont vraiment des pros des petits pains, mais c’est mieux que rien.

Bonne dégustation !

Laissez un petit commentaire : )

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *