Le sport universitaire en Amérique du Nord

S’il y a bien une chose qui rend l’Université, en Amérique du Nord, intéressante, après la qualité de l’enseignement, la qualité des facilités, les soirées de folie, les 5@7 […] c’est clairement le sport universitaire !

Un affaire sérieuse pour les universités. 

Personnellement, j’ai eu une mauvaise expérience de ces écoles accueillant des écoles sportives. En effet, j’ai étudié au collège Catherine de Vivonne à Rambouillet. Pour ceux qui ne sont pas bons en Géographie (Google maps les amis ! ), Rambouillet, qui à part d’être la ville où Sarkozy emmenait le tant aimé Kadafi pour chasser dans la forêt de Rambouillet, se trouve proche de Clairefontaine. Vous me voyez venir ? Non ? Qu’il y a-t-il à Clairefontaine ? Et bien c’est là que se trouve l’Institut Nationale de Football ! Ce qui fait que tous les petits espoirs du football français venaient dans mon collège (Hatem Ben Arfa par exemple qui avait un an d’avance par rapport à moi). Pour faire court, oui je fais court, ces enfants n’étaient pas les plus agréables que j’ai été amené à rencontrer au cours de ma courte vie. Mais on peut comprendre que donner de l’argent à des adolescents peut faire tourner la tête et faire enfler les chevilles…

[…]

Après cette minute française, retournons en Amérique du Nord. Le sport est une affaire sérieuse, très sérieuse. Bien plus qu’une activité sociale, on frôle très souvent le niveau professionnel et on le dépasse même parfois. En effet, études et sport vont de pair au point qu’une université perdra du prestige si son programme sportif est moyen.

Pour vous donner un exemple concret, mon université, L’Université a envoyé une bonne douzaine de personnes aux Jeux-Olympiques de Londres. Aux États-Unis, je vous assure que ces nombres sont bien plus importants. C’est d’ailleurs, selon moi, pourquoi la France n’arrive pas à produire autant d’athlètes de très haut niveau. Le sport n’y est pas autant valorisé et encouragé.

Les athlètes ont accès à énormément d’avantages comme des bourses, des vêtements (nike, adidas selon le sponsor et le sport), de la nourriture, des médecins, nutritionnistes. Bref, tout ce qui peut leur rendre la vie facile en tant qu’athlète-étudiant. Je trouve aussi que l’aspect idolâteur que les gens ont envers ces personnes dans les séries américaines est assez proche de la réalité. Par exemple, je m’étais acheté un T-shirt Carabin (l’équipe de mon université) pour jouer au fan boy, les personnes pensaient que j’étais Carabin et on sentait une pointe d’admiration. Mon physique de demi dieu grec (1m75 / 65kg) ne faisait que les conforter dans cet apriori. Ahem…

Le football et le basket: les deux rois. 

Je vous parlerais uniquement du Football car, il n’y a pas vraiment de ligue de Basket au Canada. Attention quand je dis football, je parle de football américain et non de foot (ou soccer en anglais). Le « soccer » n’est vraiment pas populaire dans le sens où ce n’est pas vraiment considéré comme un sport assez viril. Cela dit, il arrive à trouver un certain public auprès des étrangers nostalgiques des soirées passées dans leurs continents respectifs. Pour vous donner une idée, sachez que le Super Bowl (la finale de football américain) est l’évènement le plus regardé aux USA.

J’écris cet article car en réalité j’ai assisté, il y a deux semaines de cela au match opposant les Carabins de l’Université de Montréal face aux « Rouges et Or » de Laval. Oui, le nom de leur équipe est tout simplement le nom de leurs couleurs. Bien joué les gars ! Quoi qu’il soit, bien qu’ayant un nom un peu bidon, Les R&O restent les maîtres incontestés du circuit canadien. Le match était capital pour les Carabins qui jouaient à domicile, suite à leur défaite chez Laval. Une victoire signifiait un probable match à domicile durant les matchs éliminatoires et donc un éventuel titre Canadien : si on bat Laval on est presque sur d’être sacré champion.

L’ambiance est toujours cool et ce 2 heures avant le match où généralement un BBQ s’organise devant le stade. Les parents emmènent leurs enfants. On boit de la bière, tout va bien. Pour moi ce match, c’était aussi l’occasion de tester un peu plus mon 5d mark II et mon 70-200 mm f/4L qui ne m’ont pas déçu (Les conditions de lumières étaient presque optimale).

Sincèrement juste pour cet aspect, j’aimerais passer 1 année dans une université américaine pour vivre cette ferveur autour du football. Là-bas, même les pompon-girls sont prises très au sérieux.

Et vous, avez-vous eut l’occasion d’avoir ce genre d’expérience, ou comptez vous partir étudier en Amérique du Nord ?

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