Visiter Venise, ce trésor d’Italie

Ville européenne captivante et délicate du 18ème s, Venise profite d’une situation géographique insolite, dans une lagune de la mer Adriatique, pour laquelle elle est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. Avec ses 118 îles séparées par 177 canaux et ses 455 ponts cintrés, elle est tantôt surnommée « Cité des Doges », « la Sérénissime », la « Reine de l’Adriatique, la « Cité des Eaux », la « Cité des Masques », la « Cité des Ponts » ou encore « la Cité flottante ». Capitale de la région de la Vénétie avec environ 1.600.000 habitants, Venise a un intérêt tout particulier pour l’art, l’architecture et la littérature.

A l’origine, ces îles étant marécageuses, un programme d’assèchement de grande envergure a été entrepris pour les rendre habitables. Pour combattre le mouvement incessant des marées, les Vénitiens commencent à construire leurs maisons et palais, en enfonçant des pieux en chêne et en aulne dans le sol sablonneux.

Venise et ses quartiers historiques

San Marco, Castello et Cannaregio sur la rive gauche du Grand Canal d’une part et Santa Croce, San Polo et Dorsoduro sur l’autre rive d’autre part sont les six quartiers historiques appelés les « sestieri » :

  • Le quartier de San Marco et la basilique du même nom constituent le cœur de la cité.
  • Le quartier de Castello recouvre toute la partie sud-est de Venise. La présence d’un château serait lié à ce nom.
  • Le quartier de Cannaregio, nommé de la sorte en raison du caractère rectiligne des canaux (canal Reggio) relie la ville comprise entre le Rialto et la gare ferroviaire.
  • Sante Croce et San Polo sont des noms d’églises, dont la 1ère est détruite.
  • Dorsoduro a été dénommé ainsi en raison de l’altitude du quartier, moins inondé en période de hautes eaux (acqua alta).

Venise et ses îlesPour relier les quartiers, Venise étant une ville entièrement piétonne, il convient de se déplacer en petits bateaux motorisés appelés « vaporetto » et pouvant transporter une dizaine de personnes. Pour les budgets plus élevés, il existe les taxis d’eau (bateaux à moteur rapide de style vedette) ou encore les gondoles, embarcations légères avec une rame, servant essentiellement aux touristes. Au 16ème siècle, 10.000 gondoles naviguaient sur les différents canaux. De nos jours 433 gondoliers ont leur permis de navigation.

Si certaines font la beauté de la lagune, d’autres ne sont que ruines et sans intérêt. Masdigbord vous conseille:

  • Le Lido: île d’une douzaine de kilomètres, dépaysante à sa façon. En effet, c’est la seule île de la lagune où il existe des routes et des voitures. Ce retour à la normalité peut choquer après quelques jours passés sur les canaux. Le Lido est aussi le lieu où fut construit dans les années 30 le Palais du Cinéma où s’organise la Biennale de Venise. Son eau transparente et calme, borde la plage aux dunes naturelles de sable fin.
  • Murano: à 10 minutes de Venise, d’une superficie de 1,17 km², Murano est surtout connue pour ses verreries, un savoir-faire inégalable qui remonte au moyen-âge.
    Venise Verre Murano Masdigbord
    Masdigbord, l’art d’aimer le verre de Murano

    Les bâtiments de la ville de Venise étant en bois, et afin de la protéger des incendies, la République ordonne à cette époque le transfert de toutes les fonderies de la ville sur l’Ile de Murano. C’est ainsi que naît l’industrie verrière. Des souverains du monde entier y viennent pour acheter leur plus belle vaisselle. Le travail des artisans verriers, personnages les plus importants de l’Ile, est remarquable et vaut le détour. Le verre de Murano est réputé mondialement. Transparents ou colorés, torsadés ou craquelés, filigranés ou émaillés, élancés ou arrondis, ils se déclinent sous toutes les formes. Leur savoir-faire unique suscite la jalousie des autres pays européens. Pour éviter que leur technique ne soit copiée, le sénat interdit en 1275 l’exportation de toutes les composantes.

  • Burano, contrairement à Murano, est moins « zone à touristes », mais tout aussi charmante. La dentelle à l’aiguille est une activité traditionnelle qui remonte au 15ème s, mais la vraie activité de l’île est la pêche. Les maisons des pêcheurs sont peintes de couleurs très vives pour leur permettre de les reconnaître. Un vrai ravissement pour les yeux.
    Venise Burano Masdigbord
    Masdigbord, l’art d’aimer Burano
  • Torcello, située au Nord, comme Murano et Burano, est une ville prospère jusqu’au 10ème siècle, en faisant fortune avec l’exploitation des salines. Mais à partir du 12ème s, en raison de la malaria, les habitants quittent peu à peu l’île et gagnent des îles plus saines. Toutefois, une visite s’impose pour la magnifique cathédrale.
  • San Michele ou l’Ile cimetière de Venise. Après avoir été une prison, elle est devenue un cimetière, choix de Napoléon en 1804.
  • San Erasmo et les Vignoles est la plus grande île de la lagune avec ses 4 kms. Les asperges vertes et les petits artichauts sont les spécialités de cette île vendus sur les marchés vénitiens.
  • Mazzorbo au nord, à proximité de Burano. Autrefois centre commercial important, elle est aujourd’hui connue pour ses vignobles et ses vergers. L’église Santa Caterina est le principal édifice à visiter.
  • Certosa, située à quelques centaines de mètres à l’Est de Venise, est  séparée de l’Ile le Vignole par un canal étroit. D’environ 22 hectares, sa végétation est riche et diversifiée. Un monastère a été occupé par des moines jusqu’en 1419, un décret de Napoléon ordonne sa fermeture et deviendra plus tard une garnison militaire. L’île donnée à l’armée installe une usine d’explosifs puis un champ de tir resté actif jusqu’à la fin de 1950. L’île décline jusqu’en 1980, date à laquelle s’est constitué un comité de citoyens consacré à la réfection environnementale.
  • San Francesco del Deserto, d’une superficie de 0,02 km², son nom tient de la visite de St François d’Assisse. Après sa mort, une église a été construite. L’ordre des franciscains héritier de cette île fit construire un couvent. En 1806 Bonaparte chasse les habitants. Les moines reprennent possession des lieux vers 1858, bâtissent un nouveau cloître, assainissent l’île, l’entourent de cyprès et est nommée l’île aux cyprès. On peut lire sur une pancarte « ZONE SACREE ET DE PRIERE ».
  • San Servolo sur 0,48 km², dont 0,38 km² dédiés aux espaces verts. Moines, sœurs bénédictines, ont séjourné sur l’île. Le premier malade mental est accueilli en 1725. En 1799, le gouvernement de Bonaparte décide que les fous seraient envoyés sur San Servolo. En 1978, cet hôpital psychiatrique a été fermé et le bâtiment a été transformé en centre de promotion multiculturel.

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